Une bonne histoire, c'est comme une recette de cuisine : Il faut savoir y mettre els bons ingrédients avec le bon dosage. Avez-vous déjà abandonné un livre parce qu’il était mal écrit ? Vous allez découvrir dans ce troisième chapitre 5 méthodologies dignes des plus grands auteurs pour vous aider à bien structurer votre récit, créer des personnages attachants et captiver vos lecteurs.
En tant qu'auteur, vous devez comprendre qu’une part de votre esprit est votre ennemi intime : C'est ce qu'on appelle le cerveau reptilien. C’est la partie la plus primitive, celle qui a appris à l’homme préhistorique à survivre dans un monde hostile. Il veut simplement nous protéger.
A vous de passer ce gardien sans en éveiller les soupçons.
La 1ère qualité d’un bon storyteller est sa simplicité.
Comme le disait Steve Jobs : “ La simplicité peut être plus difficile à atteindre que la complexité : Il faut travailler dur pour bien penser et faire simple. Mais cela vaut le coup à la fin parce qu’une fois que tu y arrives, tu peux déplacer des montagnes.”
Autrement dit, la perfection est atteinte non pas quand il n’y a plus rien à rajouter mais quand il n’ y a plus rien à retirer.
Vous devez donc éveiller immédiatement la curiosité de votre public et éviter qu’il se perde dans des convictions inutiles.
Posez-vous la question de savoir ce que veut apprendre votre auditoire, ce que vous désirez qu’il retienne.
Notre premier réflexe est de vouloir toujours en dire un maximum pour être sur que notre public comprenne et surtout pour avoir l’impression de ne rien rater.
Mais malheureusement c’est tout l’inverse qu’il faut réaliser.
Le storytelling consiste à raconter "une histoire" et non pas "des histoires".
Pour vous aider, voici les bonnes questions à vous poser avant de démarrer :
“ La simplicité peut être plus difficile à atteindre que la complexité : Il faut travailler dur pour bien penser et faire simple"
Steve Jobs
De quelle manière réagissez-vous lorsque vous lisez une histoire que vous connaissez déjà ?
Nous sommes tous accros à la tension que génère notre impatience à découvrir le dénouement de l’histoire qui nous est racontée.
Chaque réponse donnée apporte une nouvelle question.
Si vous connaissez la façon dont votre héros va s’en sortir avant même de vous mettre à écrire, le public le devinera également.
Ne pas savoir ce qui va arriver ensuite est le meilleur des carburants pour un Storyteller.
L'acronyme AIDA (Attention, Intérêt, Désir, Action) est issu du monde de la publicité. Il reprend les différentes phases que doit normalement susciter un message auprès de l’audience pour favoriser son efficacité.
Scott Mc Cloud, célèbre auteur américain de bande dessinée dit que tout art de la BD réside dans l’espace situé entre deux cases.
On peut apprendre à mieux dessiner ou à mieux écrire mais pas à raconter en bandes dessinées. il n’y a qu’en le faisant vraiment qu’on apprend. Alors bien sûr nous pouvons trouver quelques règles formelles, des usages mais qui ne demandent qu’à être brisés et réinventés.
Le secret d’une bonne histoire réside dans la capacité de son auteur à écouter son propre dialogue intérieur. Ce dialogue possède une grande part de mystère, et c’est ce qu’il y a de passionnant. Car un mystère c’est ce que l’on a soi même envi de percer.
Lors de l’élaboration de votre histoire, acceptez le fait d’écrire des choses de moins bonne qualité et faites les relire à vos proches !
C’est souvent les histoires qui sont écrites dans le chaos qui donnent les récits les plus intéressants.
Prenez le temps d’écouter une chanson de Gainsbourg ou de Brassens par exemple et observez comment ils plantent le décor et mènent leur histoire en seulement quelques mots. Votre récit doit toujours être en mouvement !
Un dernier conseil si vous voulez vous lancer : Attachez-vous en priorité à la forme. Les idées ne font pas naitre les histoires, c’est l’inverse en vérité : Ce sont les histoires qui engendrent les idées.
Laissez-vous aller et ne cherchez pas à vouloir trop en faire. Cela ne sert à rien de chercher votre style.
Les idées ne font pas naitre les histoires, c’est l’inverse en vérité : Ce sont les histoires qui engendrent les idées.
Scott Mc Cloud
Un bon storytelling ne parle jamais de l’auteur de l’histoire mais de celui qui l’écoute. Notre cerveau reptilien ne s’intéresse qu’à ce qui le concerne directement.
Plus votre histoire sera concrète plus elle sera facile à retenir
Avez-vous déjà expérimenté ? Si ce n'est pas le cas je vous invite à lire cet article sur les emballages apple
Le but de voir votre storytelling est de remplir ses attentes, mais aussi de les dépasser.
Les 5W/2H (Qui,Que, Quoi, Où, Quand,Comment, Pourquoi) bien connus des journalistes peuvent vous permettre de trouver les premières portes.
La seule différence entre la fiction et la réalité, c’est que la fiction doit être réaliste.
L’intention consiste à trouver les arguments vrais propres à rendre une cause convaincante . Pensez-y lorsque vous travaillez vos descriptions lorsque vous écrivez !
L'idée est plutôt de laisser cette crédibilité s’infuser à travers quelques détails qui intéressent votre auditoire. C’est un savant dosage qui nécessaire d’être le plus spécifique possible.
Les émotions sont un ingrédient fondamental pour obtenir une histoire qui fonctionne.
Avez vous remarqué combien l’atmosphère, les situations, les personnages d’un film, série ou roman imprègnent vos pensées, votre façon d’être, voire votre façon de vous exprimer ?
Transmettez vos émotions pour transmettre, convaincre et enseigner.
Pour cela mettez vous en lien avec ce que vous avez au fond de vous. C’est ce qu’il y a de plus difficile mais c’est aussi la clé en storytelling !
Votre histoire et vos contenus font partie intégrante de la promesse de votre marque. C’est un exercice difficile ou il faut faire preuve d’empathie mais également d’imagination et de ténacité.
Il y a un besoin ancré en nous. Celui de rassembler et de communiquer au travers de nos récits, qu’ils soient réels ou imaginaires.
Pour déclencher une émotion, évitez à tout prix de le faire. L’émotion advient seulement si nous sommes suffisamment consacrés à nos personnages. Il faut les élaborer de façon la plus précise et authentique possible.
"Pour déclencher une émotion, évitez à tout prix de le faire. L’émotion advient seulement si nous sommes suffisamment consacrés à nos personnages. Il faut les élaborer de façon la plus précise et authentique possible."
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